🎥🩸 L'arroseur arrosé

 le 10 avril 2018. (JIM WATSON / AFP)

Avec son entreprise, Mark Zuckerberg est l’un des participants les plus actifs de la société du tout image d’aujourd’hui. Cette fois il est pris à son propre jeu (du cirque) qu’il a créé, l'arène est cruelle, même pour César.

🎥🩸“Ce n’était pas votre intention, mais vous avez du sang sur les mains”, c’est la punchline des vidéos de l’audition de Mark Zuckerberg devant le sénat américain.

Le traitement médiatique de cette audition c’est l’histoire de l’arroseur arrosé.

Dans les vidéos qui tournent sur le web on voit les passages du patron de Meta avec : des montages courts et dynamiques, des phrases percutantes, des plans serrés (= émotion), en contre-plongés pour Mark Zuckerberg (= puissance), en plongés pour les Sénateurs (= humilité), des sermons, de l’infantilisation, de la tragédie funeste, des gentils, un méchant, des intonations de voix théâtrales.

Avec son entreprise, Mark Zuckerberg est l’un des participants les plus actifs de la société du tout image d’aujourd’hui, où le clash, les émotions, le buzz et la simplification règnent, même pour des sujets aussi tragiques et complexes. Cette fois il est pris à son propre jeu (du cirque) qu’il a créé, l'arène est cruelle, même pour César.

Mais au-delà de l'invective populaire, d’origine romaine elle-aussi, et de la diabolisation d’un homme, attachons nous au message de cette audition et de l’ensemble des autres procédures judiciaires qui sont en cours contre les réseaux sociaux partout dans le monde :

IL EST TEMPS DE RÉGULER LES RÉSEAUX SOCIAUX !

Car notre bonne volonté seule ne peut contrôler la partie néfaste de ces applications. Les études psychologiques, sociologiques et scientifiques s’accumulent partout dans le monde depuis plus d’une décennie.